La Geiko est-elle vraiment celle que l’on croit ?

Le terme geiko signifie « pratiquant des arts » – gei, culture et ko, enfant Selon l’une des théorie, ces femmes dont l’activité apparaît au XVIIème siècle, ne sont officiellement reconnues qu’au XVIIIème par un décret du Shogun Tokugawa qui inscrit officiellement leur profession. Si leur nombre décroît, les geikos encore en activité restent mystérieuses à nos yeux. La question demeure : Que font vraiment ces femmes dont le métier se perpétue avec toute la discrétion attachée à leur fonction ?

Geicko au Japon

Accessoires d'une geicko

Geiko est un métier d’exigence, le parcours est long pour atteindre l’excellence. Tout d’abord maiko – apprenti geiko – les jeunes femmes doivent apprendre toutes les règles de bienséance, le comportement en société, les gestes à adopter, la tenue, le maquillage mais par dessus tout, elles se doivent être d’une grande érudition. Très jeunes, les maiko travaillent leur art, elles doivent savoir chanter, danser, jouer d’une instrument, connaître parfaitement la cérémonie du thé voire même maîtriser l’art floral (Ikebana).

Accessoire de geicko

Le rôle de ces femmes aux lèvres rouges et au visage blanchi par la poudre de riz est avant tout de distraire. Elles accueillent dans des salons privés appelés ochaya, des clients venus chercher une agréable compagnie. Les geikos officient aussi dans les banquets ou repas d’hommes d’affaires, dans lesquels elles sont en charge du service et de l’animation du repas. Principalement concentrées dans le quartier de Gion à Kyoto, vous pourrez tenter de les apercevoir lors de votre séjour à HOSHINOYA Kyoto. Certaines acceptent d’être prises en photo mais il est préférable de respecter la grâce et la beauté de ces femmes par une totale discrétion, elles, qui perpétuent encore l’une des plus anciennes traditions du Japon.

HOSHINOYA Kyoto

Un simple bol japonais qui cache un travail d’artisanat exceptionnel

L’artisanat est extrêmement développé au Japon, c’est le savoir-faire d’hommes passionnés et méticuleux, attentifs au geste, précis, soucieux de transmettre et de respecter la tradition, et surtout doués d’un immense talent.

Si il y a bien un objet que nous avons tous eu entre les mains, en France ou à l’étranger, et qui symbolise le Japon – et sa gastronomie – c’est ce petit bol laqué souvent rouge ou noir utilisé pour servir le traditionnel bouillon dashis. Au delà de l’admiration que l’on peut ressentir en observant la beauté de ces bols, difficile d’imaginer tout le travail qui se cache derrière et le nombre de techniques existantes pour la fabrication de ces objets d’art.

Vaisselle design japonais

Si des traces de cet artisanat ont été retrouvées il y a très longtemps en Chine, il semblerait avec évidence que le Japon s’impose comme le précurseur dans cette technique. Une pièce laquée plus ancienne a en effet été découverte dans la préfecture de Fukui – sur la côte Est de l’île -, elle remonterait à 12 600 ans avant notre ère. C’est dire si les japonais ont eu le temps depuis de peaufiner leur technique.

Assiette japonaise ancienne

Ces bols – et autres objets laqués – réalisés à base de bois ou de papier sont ensuite recouverts d’un vernis issu de la sève d’un arbre appelé justement « arbre à laque » ou « Vernis du Japon » (Toxicodendron Vernicifluum). Un spécimen d’une vingtaine de mètres dont la sève toxique est utilisée dans l’artisanat asiatique depuis des millénaires. La technique est quant à elle propre à chaque région où elle est appliquée. Nous pourrions presque dire, en ce qui concerne le laquage, qu’il existe autant de techniques que de régions au Japon.

Art moderne japonais

La région de Tsugaru dans la préfecture d’Aomori, tout au nord de l’île, en possède quatre. L’un d’entre-elles ne requiert pas moins de 48 étapes avant de terminer la réalisation d’une seule pièce. Imaginez le temps passé, la patience et l’attention portés par ces artisans à la pratique de leur art. La singularité de la laque « Tsugaru-nuri » est qu’elle résulte d’un procédé de recouvrement, de polissage et de grattage qui donne à l’objet final une profondeur et une intensité de couleur incomparables. Vous pourrez admirer et acheter quelques-uns de ces objets traditionnels laqués lors de votre séjour à Hoshino Resorts Aomoriya, lui aussi situé dans la préfecture Aomori.

Bol design d'artisanat

La technique de « Aizu-nuri » pratiquée dans la région de Aizu, préfecture de Fukushima, est elle aussi unique. Le dessin se fait tout d’abord à la laque, puis il est coloré avec de la poudre de pigment ou d’or. L’aspect apporté par cette technique donne aux objets un côté très chic et luxueux.

Dans la région de Kyoto se pratique la laque « Kyo-shikki », certainement l’une des plus populaires au Japon, seule à utiliser le concept du « wabi-sabi » qui associe le raffinement de l’esthétique et la spiritualité. De fait, les objets fabriqués sont plus considérés comme de l’artisanat d’art plutôt que des objets du quotidien.

Enfin la plus populaire est la laque « Wajima-nuri ». Cette technique totalise 124 couches de laque, l’épaisseur apportée par les multiples applications rend chaque objet très résistant et quasiment inusable. On dit même que ces laques peuvent se transmettre de génération en génération.

Décoration chambre japonaise

Selon la région que vous visitez, vous pourrez trouver un de ces fabuleux objets laqués à rapporter de votre voyage. Plateau, bol, plat, bento ou petit meuble. Ce souvenir vraiment représentatif du Japon, pourra simplement rester utile ou décorer votre intérieur mais il vous permettra surtout de raconter son incroyable histoire…

Karakami, design et élégance des papiers peints japonais

Les japonais sont extrêmement attentifs, attachés aux détails et à la précision du geste. En matière d’artisanat ils sont maîtres en la matière, ils répètent depuis des générations le même geste appliquant le savoir transmis par leurs ancêtres avec toujours la même application. Le papier peint avec la méthode « Karakami » est une des plus utilisées dans l’artisanat. Un art qui associe attention et précision, et qui illustre significativement le savoir-faire et l’adresse des artisans japonais.

karakami papier peint

technique karakami definition

De nos jours la technique « Karakami » est toujours utilisée, et les papiers peints font encore partie intégrante des intérieurs japonais. Cette méthode ancestrale est toujours identique, elle consiste à utiliser un bloc de bois sculpté pour imprimer sur une surface le modèle dessiné. Cette technique remonte à l’époque Nara durant laquelle la haute société l’utilisait pour écrire des lettres et des poèmes. Ce sont ensuite les aristocrates durant le période Heian qui l’utilisèrent pour la décoration des papiers habillant les portes coulissantes des intérieurs. Devenu plus populaire durant la période Edo, le Karakami est utilisé aujourd’hui pour la décoration des intérieurs, l’impression des portes coulissantes, des lampes et des papiers peints.

Hoshino Resorts Hoshinoya chambre hôtel design

Hoshino Resorts Hoshinoya Kyoto chambre karakami

Toutes les chambres de l’hôtel HOSHINOYA Kyoto ont été décorées selon ce principe avec des papiers imprimés grâce à des blocs sculptés vieux de 130 ans. Cet art est encore pratiqué par un artisan de Kyoto qui reproduit fidèlement des méthodes ancestrales transmises de ces aïeux. Il utilise un mélange de pigment pour la couleur, et une technique d’application que seuls l’expérience, l’attention et un très grand savoir-faire peuvent permettre de maîtriser. Lors de votre séjour à Kyoto, rendez donc visite à cet artisan pour découvrir son travail exposé dans sa Galerie dénommée « Karakami Gallery ». 

HOSHINOYA Kyoto, luxe et raffinement d’un ryokan à Kyoto

Passé le pont de Togetsukyo à Kyoto, le mystère reste toujours entier. Pas l’ombre d’un hôtel et le paysage ne dévoile aucun indice sinon les berges de la rivière Ôigawa qu’il faut rejoindre pour comprendre que le voyage ne s’arrête pas là.

Arrivée en bateau à l'hôtel Hoshino Resorts HOSHINOYA Kyoto

Une fois soulagés de vos bagages, vous êtes invité à rejoindre le ponton où est amarré une très belle embarcation en bois dans laquelle vous prenez place. Le moteur se met en route, le bateau quitte son ancrage et prend la direction d’HOSHINOYA Kyoto. Le rythme est lent et la ballade plaisante, l’allure parfaite pour observer la nature et tenter d’apercevoir le lieu de votre destination mais il faut encore attendre.

Bateau au Japon pour l'hôtel Hoshino Resorts HOSHINOYA Kyoto

Dix minutes plus tard, la berge se rapproche et vous apercevez enfin les premiers reliefs d’Arashiyama. À peine les pieds posés sur la terre ferme, vos yeux se lèvent et le regard se perd dans cette nature boisée pour tenter d’apercevoir jusqu’où s’étend le hameau dont les premiers bâtiments se devinent à quelques mètres de l’eau. L’impatience guette, et l’envie d’en savoir plus se fait sentir.

Il vous faut maintenant emprunter l’escalier qui vous fait face puis remonter le chemin de pierre grise pour gagner le cœur du hameau. Et c’est une fois le portail franchi que la magie opère. Le bruit de l’eau dans la fontaine et celui d’une musique douce jouée en live par des musiciens aux doux visages. Quelques fauteuils sont installés, prêt à vous accueillir pour apprécier pleinement la quiétude des lieux. Bienvenue à HOSHINOYA Kyoto.

Une chambre de l'hôtel Hoshino Resorts HOSHINOYA Kyoto

Ce village, comme accroché sur les flancs de la colline est un lieu de calme et de volupté. Aussitôt arrivé, le stress disparaît et les vacances peuvent commencer. Le temps du check-in et vous voilà conduit à votre chambre bâtie sur le concept de Ryokan, ces auberges japonaises traditionnelles qui mêlent ici tradition et modernité, le raffinement du luxe en plus.

Cérémonie du thé à Kyoto au japon

Durant votre séjour, optez pour le « lâcher prise ». Soufflez, oubliez le quotidien et immergez vous dans l’un de ces rituels qui fait le charme du Japon. La cérémonie du thé est certainement la plus emblématique. Optez alors pour un thé Hojicha, un des fameux thés verts Japonais, préparé directement dans votre chambre, accompagné d’une délicieuse pâtisserie traditionnelle qui participe à la grâce et à la délicatesse de l’instant. Laissez vous aussi séduire par la cérémonie de l’encens programmée en fin de matinée qui vous en apprendra un peu plus sur la subtilité du peuple japonais.

Le repas japonais Kaiseki par le Chef Ichiro Kubota

Si les lieux invitent au repos et à une totale décontraction, c’est aussi l’occasion pour les amateurs de gastronomie de tenter l’expérience de la cuisine Kaiseki. Le Chef Ichiro Kubota propose une cuisine contemporaine respectueuse des traditions culinaires de Kyoto, enchainant une succession de mets élégants et colorés, voyage savoureux empreint de délicatesse et de précision nipponne. Un repas qui se déguste avec l’un des sakés de la carte pour pleinement coller à l’art de vivre japonais. Et pour terminer, pourquoi ne pas vous installer dans le salon bar de HOSHINOYA Kyoto pour goûter l’un des excellents whiskys japonais proposés à la dégustation. Les nombreuses références combleront les amateurs et convaincront les novices.