La tomate, ce légume-fruit au centre du bien-être japonais

Les japonais sont extrêmement attentifs à leur santé. Gros consommateurs de légumes, ils sont très attentifs à leur mode de production, de plus en plus biologique. Parmi ces légumes, la tomate prend durant l’été une place de choix.  Ses formes côtelées et généreuses, ses multiples variétés, son côté désaltérant et de surcroît ses multiples bienfaits, elle a tout les atouts pour être le fruit star de l’été.

Tomates japonaises

Et même si l’on ne sait jamais trop dans quelle catégorie la classer – fruit ou légume – ses formes pulpeuses plaisent à l’œil et son goût délicat, au palais. Native du genre solanacées, celle que les italiens appellent pomma dora : « pomme d’amour », longtemps rouge et ronde, s’est émancipée depuis peu au Japon comme ailleurs pour enrichir sa garde robe de multiples couleurs. La tomate est maintenant multicolore : jaune, orange, verte, noire, et porte des noms comme ananas, green zebra, noire de Crimée, toutes excellentes pour notre santé.

Car en effet, celle qui fût jusqu’au XVIème siècle considérée comme un poison – par son lien avec la mandragore à qui son fruit ressemblait – est revenue en bonne place sur nos étals et affiche en plus de cela un bilan santé ultra positif. Avez-vous par exemple déjà entendu parler du lycopène ? C’est le caroténoïde qui donne sa couleur à la tomate. Et qui, transformé par notre organisme, constitue la vitamine A, un antioxydant essentiel. Pour être encore mieux absorbées, les tomates peuvent être consommées avec un filet d’huile d’olive, ou préparées en jus, idéal pour se désaltérer durant les chaudes journées d’été.

Exterieur de l'hôtel Hoshino Resorts Utoco

Spa avec massage

Conscient de ses bienfaits, notamment sur la peau, et sensible aux attentes de sa clientèle – surtout féminine – Hoshino Resorts UTOCO Auberge and Spa, situé dans la préfécture de Kochi,  a créé un programme spécialement dédié à la tomate. Pour profiter de tous ses bénéfices santé, une offre concentrée – de tomate – a été mise au point. Proposée au couple, le séjour comprend un programme 100 % tomate (ou presque).

Crème glacée parfum tomate

Le dîner, le jour de votre arrivée, est composé autour de la « tomate », le petit déjeuner comprend, entre autres, une salade de tomates cerise. L’apéritif, servi en fin de matinée, est un délicieux jus de tomate savoureux et rafraîchissant. Le soin proposé, visage et corps, est à base d’huile de pépins de tomate, et la glace pilée servie dans l’après midi, recouverte d’un sirop de tomate. Après cette expérience vous ne pourrez que louer les bienfaits de la tomate !

Le Japon : un producteur de légumes exceptionnels

La préfecture de Yamanashi dans la partie centrale du Japon semble être toute dédiée à la production de fruits et de légumes de qualité. La région bénéficie d’un ensoleillement record qui atteint 2400 heures par an (2462 pour être juste) soit 387 heures de plus que la moyenne nationale. Cette zone montagneuse se targue en plus de posséder de nombreuses sources d’eaux minérales extrêmement pures, parmi les meilleures du pays… L’altitude de 1000 mètres, favorisant une différence importante entre les températures du jour et de la nuit permet aux producteurs d’obtenir des conditions idéales pour faire pousser des fruits et des légumes exceptionnels.

Légumes de saison

Les japonais connaissent parfaitement les bénéfices d’une alimentation saine et équilibrée sur l’organisme. Le village de Matsukawa, dans la préfecture voisine de Nagano, se vante même d’une longévité supérieure de ses habitants tant ils s’alimentent sainement. La majorité des agriculteurs, conventionnés en agriculture biologique, apportent certainement un bénéfice supplémentaire dans les bienfaits ressentis par les consommateurs.

Pour mettre en avant ces joyaux issus du travail de producteurs passionnés, HOSHINO Resorts RISONARE Yatsugatake créé chaque été un marché pour présenter la richesse de la production locale, mais aussi pour initier les rencontres et les échanges entre les agriculteurs et les consommateurs sensibles à la qualité de leur alimentation. Le thème choisi cette année : « le pouvoir des légumes ». Une thématique qui parle d’elle même. Durant tout l’été les visiteurs vont donc pouvoir découvrir de nouveaux légumes, beaux et colorés, sur les étals des maraîchers.

Marché exotique japonais

Le point fort de ce marché de producteurs est d’offrir aux gourmands la possibilité de goûter à ces trésors légumiers en dégustant des recettes originales imaginées par les producteurs eux-même. Des sandwichs seront par exemple vendus dans un Food Truck, avec en accord avec un verre de vin sélectionné par le sommelier de HOSHINO Resorts RISONARE Yatsugatake.

Hôtel Hoshino Resorts RISONARE Yatsugatake

Préparation de pizzas recette maison

Vous pourrez même choisir vos légumes et composer votre pizza dans un stand installé au grand air en bordure de forêt ! Alors prêts à adopter la “Veggie Attitude” ?

Le poivre Sanshô, un trésor dans la cuisine

Le Sanshô : cette baie produite au Japon en zone de montagne, sur les contreforts volcaniques, fait partie intégrante de la gastronomie nippone depuis des millénaires et commence à pointer ses parfums citronnés sous d’autres latitudes. Un caractère si particulier qu’elle séduit même déjà les chefs français qui commencent à l’intégrer à leur cuisine.

Souvent assimilé au poivre de Sichuan, le sanShô n’a pourtant aucun lien de parenté avec cette épice star. La plante, sorte de frêne épineux, appartient à la famille des rutacées et pousse à l’état sauvage, notamment au sud de l’Île de Honshu dans la préfecture de Wakayama qui produit à elle seule 80 % de la production de l’archipel. Il existe cependant d’autres variétés, plus épicées, qui poussent au pied des Alpes japonaises ou dans la localité de Kochi au sud de l’île de Shikoku.

C’est dans la préfecture de Gifu, dans la vallée de la rivière Takahara, dans un rayon de 5 km seulement que se trouve certainement la variété la plus atypique. Ses baies ont une saveur singulière, mais sont aussi plus petites et plus parfumées que les baies de sanshô traditionnelles. Certainement à cause de l’altitude – 800 mètres – et aux températures de la région, mais également à la présence de la station d’eau chaude de Okuhida Onsen-gô.

Après la période de pollinisation au début du mois de mai, apparaissent les pousses et les fleurs : « hanasanshô ». Récoltées début juin, elles sont très attendues pour intégrer la cuisine Kaiseki. Cette cuisine délicate composée de mets saisonniers servis en petites portions que vous pourrez goûter lors d’un séjour à Hoshino Resorts KAI Enshu dans la préfecture de Shizuoka. Les premiers fruits « misanshô » sont ramassés vers la fin du mois avant de terminer par les baies mûres entre juillet et août.  

Une fois récoltées, les baies sont séchées durant une à deux journées à l’ombre, puis au soleil jusqu’à ce qu’elles se fendent afin que l’on puisse en extraire le fruit conservé intact.  Une partie des baies sera cuite et mise en saumure pour réaliser des préparations de sanshô condimentées ; le péricarpe étant quant à lui transformé en poudre, pour servir d’assaisonnement, idéal pour relever poissons et viandes, crus ou grillés.

Le saké : la subtilité d’une fabrication aussi raffinée que son goût

Le vrai saké n’est certainement pas celui que vous connaissez !

Le saké est une boisson unique et ancestrale qui nous vient du Japon. Sa technique d’élaboration daterait de l’époque Yayoi vers le IIIème siècle, peu après l’introduction de la riziculture par la Chine. Le terme « saké » définit en fait toute boisson alcoolisée (on utilise par conséquent aussi le terme « Nihonshu » – vin japonais). Fabriqué à base de riz, c’est un alcool à part dans la catégorie des boissons fermentées car ce n’est ni un vin – il est issu d’une double fermentation – ni une bière car la céréale n’est pas maltée, et surtout pas un alcool car aucune distillation n’intervient.

Tester le saké en voyage au Japon

La première étape de fabrication consiste au polissage du grain de manière à ne conserver que le cœur, riche en amidon. Le Tôji, maître sakéificateur, réalisera en premier lieu le Kôji – riz étuvé auquel est ajouté un champignon « aspergillus orizae » – qui servira à dégrader l’amidon en sucre. Après maturation de 48 h, le Kôji est placé dans une cuve, dans laquelle sont ajoutés une nouvelle quantité de riz, d’eau et de levures. Ce pied de cuve sera la base de la fermentation dite « parallèle » du saké puisque l’amidon sera transformé en sucre et simultanément en alcool par les levures. Pour parvenir à une parfaite fermentation, 3 ajouts de kôji seront nécessaires. Le riz sera ensuite pressuré, filtré et pasteurisé avant de maturer entre avril et octobre. À l’issue d’une seconde pasteurisation, le saké sera embouteillé et enfin prêt à être consommé.

Kit de dégustation saké

Le saké est une boisson extrêmement délicate et pleine de finesse. C’est un univers passionnant qui pourrait « presque » faire oublier le vin lorsqu’on s’y intéresse, tant sa palette aromatique est vaste. Il peut se déguster à l’apéritif, notamment non pasteurisé ce qui lui donne plus de caractère, mais il accompagne aussi à merveille les produits de la mer, poissons et crustacés. On l’imagine idéalement en accord avec l’un des fabuleux mets servis au restaurant de l’hôtel Hoshino Resorts KAI. Et plus surprenant, lorsqu’il est millésimé et adopte des notes de réduction, un peu à l’image des vins de voiles, il s’associe merveilleusement à un fromage français à pâte cuite comme le Comté ou le Beaufort.

Cuisine du Chef Hoshino Resorts KAI

Le saké dans la gastronomie Japonaise

Essayer le saké c’est l’adopter !
Pour ses notes florales, sa subtilité, son infinie palette aromatique qui ne cesse de surprendre les palais du monde entier, et plus encore la manière dont il s’accorde avec une grande partie des gastronomies. Et pour mieux le comprendre, et découvrir son univers fascinant, profitez de votre séjour dans la préfecture de Nagano pour visiter un site de production, car ils sont nombreux dans cette partie du Japon.

Le bento, l’art de vivre du voyageur japonais

Bento, ou plus exactement eki-bento qui signifie « la boîte repas de la gare ». L’Ekiben – la contraction communément utilisée aujourd’hui – fait partie intégrante de l’art de vivre japonais. Vous le comprendrez dès votre arrivée au Japon en découvrant ses kiosques installés dans toutes les gares devant lesquelles les japonais se massent à l’heure du déjeuner pour emporter avec eux l’objet de leur repas.

Relaxation et bien-être dans un onsen

Le premier ekiben serait né en 1885 dans la gare d’Utsunomiya à Tochigi – station où vous descendrez pour séjourner par exemple dans les Hoshino Resorts KAI Kinugawa ou KAI Nikko ou KAI Kawaji – au moment de la création des chemins de fer japonais entre Ueno et Utsunomiya.
La compagnie ferroviaire a demandé à l’époque à une auberge de la région de réaliser de quoi sustenter les passagers effectuant le voyage. Voilà comment est né le premier bento qui se composait à l’origine d’onigiri, soit des boulettes de riz.

Bento traditionnel de boulettes de riz

L’Ekiben, dont il existe aujourd’hui plus de 2000 variétés, est toujours le reflet de la saison mais aussi celui de la gastronomie locale. Chaque boîte repas étant conçue à partir des produits régionaux où elle est réalisée. Se nourrir d’un ekiben est plus qu’une agréable façon d’agrémenter son voyage, c’est aussi le moyen de découvrir les différentes cultures gastronomiques des régions que vous visitez.

Bento de luxe en bois

Et si les contenus varient, les bentos aussi. Des plus classiques rectangulaires, vous pourrez trouvez des ekibens de forme hexagonale comme celle d’Aomori, dont les 14 compartiments renferment chacun une saveur différentes de la région. Tōge no Kamaneshi, vendu en gare de Yokokawa à Gunma est quant à lui en céramique (ainsi ils peut être réutilisable) et rempli de 11 ingrédients. Le Bento Joshu D-51 est lui inspiré de la locomotive éponyme, rare mais toujours en service, qui dessert la gare de Takasaki au nord ouest de Tokyo.

Bento en voyage au Japon

Alors, prêt à voyager comme le font les japonais ?