Le poivre Sanshô, un trésor dans la cuisine

Le Sanshô : cette baie produite au Japon en zone de montagne, sur les contreforts volcaniques, fait partie intégrante de la gastronomie nippone depuis des millénaires et commence à pointer ses parfums citronnés sous d’autres latitudes. Un caractère si particulier qu’elle séduit même déjà les chefs français qui commencent à l’intégrer à leur cuisine.

Souvent assimilé au poivre de Sichuan, le sanShô n’a pourtant aucun lien de parenté avec cette épice star. La plante, sorte de frêne épineux, appartient à la famille des rutacées et pousse à l’état sauvage, notamment au sud de l’Île de Honshu dans la préfecture de Wakayama qui produit à elle seule 80 % de la production de l’archipel. Il existe cependant d’autres variétés, plus épicées, qui poussent au pied des Alpes japonaises ou dans la localité de Kochi au sud de l’île de Shikoku.

C’est dans la préfecture de Gifu, dans la vallée de la rivière Takahara, dans un rayon de 5 km seulement que se trouve certainement la variété la plus atypique. Ses baies ont une saveur singulière, mais sont aussi plus petites et plus parfumées que les baies de sanshô traditionnelles. Certainement à cause de l’altitude – 800 mètres – et aux températures de la région, mais également à la présence de la station d’eau chaude de Okuhida Onsen-gô.

Après la période de pollinisation au début du mois de mai, apparaissent les pousses et les fleurs : « hanasanshô ». Récoltées début juin, elles sont très attendues pour intégrer la cuisine Kaiseki. Cette cuisine délicate composée de mets saisonniers servis en petites portions que vous pourrez goûter lors d’un séjour à Hoshino Resorts KAI Enshu dans la préfecture de Shizuoka. Les premiers fruits « misanshô » sont ramassés vers la fin du mois avant de terminer par les baies mûres entre juillet et août.  

Une fois récoltées, les baies sont séchées durant une à deux journées à l’ombre, puis au soleil jusqu’à ce qu’elles se fendent afin que l’on puisse en extraire le fruit conservé intact.  Une partie des baies sera cuite et mise en saumure pour réaliser des préparations de sanshô condimentées ; le péricarpe étant quant à lui transformé en poudre, pour servir d’assaisonnement, idéal pour relever poissons et viandes, crus ou grillés.

HOSHINOYA Kyoto, luxe et raffinement d’un ryokan à Kyoto

Passé le pont de Togetsukyo à Kyoto, le mystère reste toujours entier. Pas l’ombre d’un hôtel et le paysage ne dévoile aucun indice sinon les berges de la rivière Ôigawa qu’il faut rejoindre pour comprendre que le voyage ne s’arrête pas là.

Arrivée en bateau à l'hôtel Hoshino Resorts HOSHINOYA Kyoto

Une fois soulagés de vos bagages, vous êtes invité à rejoindre le ponton où est amarré une très belle embarcation en bois dans laquelle vous prenez place. Le moteur se met en route, le bateau quitte son ancrage et prend la direction d’HOSHINOYA Kyoto. Le rythme est lent et la ballade plaisante, l’allure parfaite pour observer la nature et tenter d’apercevoir le lieu de votre destination mais il faut encore attendre.

Bateau au Japon pour l'hôtel Hoshino Resorts HOSHINOYA Kyoto

Dix minutes plus tard, la berge se rapproche et vous apercevez enfin les premiers reliefs d’Arashiyama. À peine les pieds posés sur la terre ferme, vos yeux se lèvent et le regard se perd dans cette nature boisée pour tenter d’apercevoir jusqu’où s’étend le hameau dont les premiers bâtiments se devinent à quelques mètres de l’eau. L’impatience guette, et l’envie d’en savoir plus se fait sentir.

Il vous faut maintenant emprunter l’escalier qui vous fait face puis remonter le chemin de pierre grise pour gagner le cœur du hameau. Et c’est une fois le portail franchi que la magie opère. Le bruit de l’eau dans la fontaine et celui d’une musique douce jouée en live par des musiciens aux doux visages. Quelques fauteuils sont installés, prêt à vous accueillir pour apprécier pleinement la quiétude des lieux. Bienvenue à HOSHINOYA Kyoto.

Une chambre de l'hôtel Hoshino Resorts HOSHINOYA Kyoto

Ce village, comme accroché sur les flancs de la colline est un lieu de calme et de volupté. Aussitôt arrivé, le stress disparaît et les vacances peuvent commencer. Le temps du check-in et vous voilà conduit à votre chambre bâtie sur le concept de Ryokan, ces auberges japonaises traditionnelles qui mêlent ici tradition et modernité, le raffinement du luxe en plus.

Cérémonie du thé à Kyoto au japon

Durant votre séjour, optez pour le « lâcher prise ». Soufflez, oubliez le quotidien et immergez vous dans l’un de ces rituels qui fait le charme du Japon. La cérémonie du thé est certainement la plus emblématique. Optez alors pour un thé Hojicha, un des fameux thés verts Japonais, préparé directement dans votre chambre, accompagné d’une délicieuse pâtisserie traditionnelle qui participe à la grâce et à la délicatesse de l’instant. Laissez vous aussi séduire par la cérémonie de l’encens programmée en fin de matinée qui vous en apprendra un peu plus sur la subtilité du peuple japonais.

Le repas japonais Kaiseki par le Chef Ichiro Kubota

Si les lieux invitent au repos et à une totale décontraction, c’est aussi l’occasion pour les amateurs de gastronomie de tenter l’expérience de la cuisine Kaiseki. Le Chef Ichiro Kubota propose une cuisine contemporaine respectueuse des traditions culinaires de Kyoto, enchainant une succession de mets élégants et colorés, voyage savoureux empreint de délicatesse et de précision nipponne. Un repas qui se déguste avec l’un des sakés de la carte pour pleinement coller à l’art de vivre japonais. Et pour terminer, pourquoi ne pas vous installer dans le salon bar de HOSHINOYA Kyoto pour goûter l’un des excellents whiskys japonais proposés à la dégustation. Les nombreuses références combleront les amateurs et convaincront les novices.